MAISON DE COMMERCE

vendredi 9 novembre 2018

La situation que vit Jésus dans le Temple de Jérusalem nous interroge à deux niveaux. D'abord, cette colère, lui d'ordinaire si doux, si compatissant, puis cette référence au sanctuaire, le temple de son corps, au Temple, aux temples que nous avons construits.

La colère ou l'impatience, je la pardonne facilement car moi-même je suis toujours un peu choqué par les marchands qui entourent les lieux de pèlerinage ici et ailleurs. De nombreuses boutiques tentent de vendre le sacré de pacotille, les images et statues bon marché pour se constituer un magot. Il faut le dire j'admire l'Oratoire Saint-Joseph et quelques autres sanctuaires de Marie d'avoir limité ces marchés. Et il y a ce jeu de mots entre le Temple et le temple de son corps. On sent bien l'incompréhension des chefs religieux, ils ne suivent pas ou font comme ! Le message est clair, la pierre, ça se détruit, ça se casse, mais mon corps restera un corps ressuscité, glorieux ; vous le ferez mourir mais je revivrai.  De fait il vit encore en moi, en toi, en nous. Le corps peut aussi devenir MAISON DE COMMERCE surtout ces jours-ci avec la légalisation de la marijuana… maison de commerce avec toutes ces personnes qui livrent leur peau extérieure aux plaisirs des autres… maison de commerce avec tous ces "faiseux" d'athlètes pour qui le sport est occasion d'argent et non de développement sportif ou national, souvent au détriment de la santé de la personne… Ma prière accompagne, aujourd'hui toutes ces personnes qui sont exploitées, usées, trimbalées, exposées… Elles sont avant tout des personnes humaines comme moi, comme Jésus : "Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai."

(Lire le texte en Jn 2, 13-22 ou aller à https://www.aelf.org, 9 novembre 2018)




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